Villers-le-Gambon

Promenade à la découverte du pays des « Chiens »

Bref historique …

Des traces manuscrites attestent l’existence du village dès le 10e siècle.

Au fil des siècles, le village connaît différentes appellations : 1188, Villare le Gambon ; 1420, Villers-le-Gambox ; 1455, Villers-le-Gambol ; 18e siècle, Villers-le-Gamboz ; 1822, Villers-Legambon ; après 1830, Villers-le-Gambon.

Depuis des temps immémoriaux et jusqu’à la fin de l’ancien régime, le village est régi par les abbés et les seigneurs de Florennes, propriétaires des terres mais aussi des revenus sur les habitants (cens, dîmes, …).

Les guerres du 16e siècle entre la France et l’Espagne n’épargnent  pas le village. Incendié et détruit par les Français en 1555, les matériaux des bâtiments en ruines (granges, écuries, bergeries, maisons, biens de l’abbaye de Florennes) sont emportés par les troupes de l’empire pour être utilisés à l’édification de la nouvelle place forte de Philippeville.

Si l’agriculture reste l’activité majeure de la plupart des villageois jusque la fin du 19e siècle, les premières années du  20e siècle amorcent l’histoire industrielle du village, créatrice d’emplois nouveaux,  par l’ouverture de carrières de marbre (dernière fermeture en 1981), par la création d’une usine pour la calcination de la dolomie (fermeture en 1957) ou encore par l’implantation d’une usine pour l’embouteillage de l’eau locale (toujours en activité).

Aujourd’hui, l’activité économique du village  tend à se tourner vers le secteur tertiaire, favorisée par sa situation géographique au cœur d’un ensemble de localités dénuées de commerces mais aussi par la traversée de la nationale 40, un axe routier très fréquenté.

Petite note étymologique …

La dénomination du nom de Villers-le-Gambon serait d’origine celtique : « Viller » signifiant « la maison des champs », Gambon étant l’addition de « gam » (qui dévore) et de « bon » (la rivière », le tout formant « la maison des champs de la rivière qui dévore ».

Un village, des habitants, un sobriquet …

Autrefois, les Villersois étaient appelés les « Tchés » par habitants des communes avoisinantes. Pour une raison inconnue, cette expression qui signifiait « les copains » fut assimilée au mot « chiens ».  Depuis lors, les Villersois sont surnommés « Les Chiens de Villers » en lieu et place de l’expression originelle « Les Copains de Villers ». 

Auteur : Patrick TOUSSAINT

Prix : 3,00 €